• Sous le signe du scorpion

     

    Auteur : Maggie Stiefvater

     

    Date de parution : 13 juin 2012

     

    Collection : Black Moon

     


    Pages : 480 pages

     


    Note : 4,5/5

     


    Résumé :

    « Certains concourent pour gagner, d’autres pour survivre. » Chaque année au mois de novembre se déroulent les courses du Scorpion. Les cavaliers doivent tenir le plus longtemps possible sur leurs dangereuses montures, des chevaux de mer cannibales. Assez longtemps pour avoir une chance d’atteindre la ligne d’arrivée… et survivre. Sean Kendrick, 19 ans, tente de nouveau sa chance cette année, bien décidé à arriver le premier. Puck Connolly, quant à elle, n’aurait jamais imaginé participer un jour à la course. Mais le sort en a décidé autrement, et elle se retrouve malgré elle propulsée dans la course, à laquelle aucune autre femme n’avait encore participé. L’enjeu est grand pour ces deux adversaires que tout oppose sauf leur désir commun de remporter le plus grand des prix : la vie.

     

    Avis :

    Presque un coup de cœur mais il me manque un petit quelque chose pour qu'il le soit. Peut-être le résumé qui m'a trompée au départ … Je m'attendais un peu au genre Hunger Games quand j'ai vu qu'il s'agissait d'une course de chevaux où on pouvait trouver la mort (j'ai songé à HG à ce moment-là.) Mais je me suis trompée ! Et j'ai été un peu déçue quand je suis arrivée à ce point. En tant que fan de HG, j'attendais avec impatience le moment de la course mais malheureusement cette dernière est arrivée à la fin et fut un peu brève. Je pense que c'est le point « négatif » dans ce livre.

    On retrouve le style de Maggie Stiefvater notamment le changement de point de vue qu'on lit dans la saga Frisson. Mais on ne peut pas comparer ce livre à cette saga car il n'y a pas beaucoup de points communs. Pour commencer le thème est plus dur et complètement différent. L'auteur ne nous épargne pas les détails quant aux scènes avec les chevaux des mers.

    Il en est de même avec les personnages. J'ai beaucoup apprécié les personnages, du début jusqu'à la fin ! Surtout Puck qui m'a beaucoup impressionnée : elle ne s'est pas laissée impressionner lorsqu'elle a voulu participer à la course malgré les réactions violentes de ces messieurs qui pensent que la course est réservée aux garçons. Bref, les filles n'ont rien à faire là-dedans. Sean m'a aussi touchée : ce garçon proche des chevaux ne se laisse pas abattre par les épreuves et j'ai beaucoup aimé la relation qui grandit entre de ses deux personnage ! Le coup de grâce à été la toute fin ! J'en avais les larmes aux yeux.

     

    Beaucoup de points qui m'ont fait apprécié cette lecture ! Une romance qui n'est pas le thème principal, plutôt secondaire ce qui laisse place à une intrigue bien ficelée, une histoire très intéressante et des personnages forts. Une très bonne lecture !


    1 commentaire
  • Coldtown

     

    Auteur : Holly Black

      

    Date de parution : 4 septembre 2013

     

    Collection : Black Moon

     

    Pages : 477

     

    Note : 2/5

     

    Résumé :

    Dans un futur pas si lointain, la population vampire pullule, contraignant les autorités à mettre en place des zones de quarantaine appelées Zones froides pour tenter de juguler l’épidémie. A l’intérieur de ces ghettos, vampires et humains, prédateurs et proies, cohabitent dans une perpétuelle orgie sanglante. Mais les portes des Zones froides ne s’ouvrent que dans un sens : l’entrée est définitive. Et lorsque certains vampires s’en échappent, c’est pour le pire, et pas du tout le meilleur… Après une soirée trop arrosée, Tana se réveille entourée des cadavres de ses amis. Les seuls survivants du massacre ne sont autres que son ex, le désespérément sexy Aidan, et un mystérieux garçon aux yeux rubis assoiffé de vengeance. Tana n’a qu’une solution pour leur résister et survivre : se rendre au cœur de la cité dépravée. Entrez dans Coldtown.

     

     

    Avis :

    Je dois avouer que je suis un peu déçue de ma lecture de Coldtown. Pourtant le résumé m'avait grandement intéressé ainsi que le thème. Mais c'est vraiment sans plus.

    Le début avait pourtant un petit quelque chose, les premiers chapitres ont été vite lus mais j'ai commencé à m'ennuyer par la suite. Ce n'est pas seulement l'histoire qui est en cause mais aussi les personnages (aucun ne m'a vraiment touchée sauf Gavriel) J'ai dû attendre au moins 200 pages avant de vraiment me plonger dans l'histoire. En fait, quand ils sont arrivés à Coldtown, l'ambiance était là. Les pages ont défilé à partir de ce moment car j'étais vraiment plongée dans l'univers de cette ville remplie de vampires assoiffés de sang.

    Il y avait néanmoins de bonnes idées : je pense notamment à la « Zone Froide » ou Coldtown et l'idée d'être « contaminé » par un vampire et non d'être transformé tout de suite par un vampire. Ces deux points sont largement développés dans le livre mais pas de la bonne façon je trouve. Tana est entièrement concentrée sur le fait d'être « contaminée » que ça devient limite insupportable.

    Moi qui suit une fan de livres sur les vampires, celui-ci n'est malheureusement pas l'un des meilleurs de Black Moon sur ce thème. On peut dire que ça était une vraie déception.

     


    1 commentaire
  •  

    Je m'approchai et glissai mes bras autour de sa taille, l'entendant prendre une inspiration silencieuse comme je l'attirai contre moi.

    - C'était il y a longtemps, murmurai-je, pressant la joue contre son dos, écoutant les battements de son cœur. Tu as changé depuis ce moment. Cet Ash n'aurait pas protégé de sa vie une stupide humaine, ou ne serait pas devenu son chevalier, ou tu ne serais pas retrouvé exilé avec elle. A chaque étape, tu as toujours été là, juste à côté de moi. Je ne te laisserai pas partir maintenant.

    - Je suis un lâche. (La voix d'Ash manquait d'entrain.) Si je tenais à toi autant que je le devrais, je mettrai fin à ma vie et la malédiction avec elle. Mon existence te met en danger. Si je n'étais plus là. . .

    - Tu n'as pas intérêt, Ashallyn'darkmyr Tallyn. (Je m'accrochai à lui.) Ne t'avise pas d'en finir avec la vie à cause d'une superstition inconnue. Si tu meurs … (Ma voix se brisa, et je déglutis.) Je t'aime, chuchotai-je en serrant les poings contre son estomac. Tu ne peux pas partir. Tu as juré de ne pas le faire.

    Les mains d'Ash vinrent se poser sur les miennes, entrelaçant nos doigts.

    - Même si le reste du monde est contre toi, murmura-t-il en inclinant la tête. Je le promets.

    Pendant un moment, nous restâmes simplement comme ça, nous contentant de rester immobile, alors que le vent hurlait autour de nous et tirait sur nos cheveux et nos vêtements. Ash, égal à lui-même, était immobile. Je fermais les yeux et me perdis dans sa respiration, dans sa poitrine qui se soulevait et s'abaissait, dans les battements de son cœur. C'était dur de croire, que parfois, ce beau prince sérieux et immortel qui se trouvait dans mes bras était à moi.

    - Meghan.

    Sa voix gronda contre mon oreille, basse et hésitante.

    - Oui ? murmurai-je.

    Il se retourna pour me faire face, prenant mes mains dans les siennes. Pendant quelques secondes, il regarda nos doigts entrelacés, fit parcourir son pouce gentiment sur ma peau, comme s'il rassemblait ses pensées.

    - Sois patiente avec moi, dit-il finalement en fronçant les sourcils. (Son regard rencontra enfin le mien, brillant et expressif.) C'est … difficile parfois, de te regarder te battre, de te voir te précipiter encore et encore au-devant du danger. (Une main se leva, de longs doigts touchant gentiment ma joue.) Je ne peux supporter l'idée que quelque chose puisse t'arriver, chuchota-t-il. Je souhaite pouvoir te protéger de tout.

    - Je sais, répondis-je en souriant. Mais c'est mon tour à présent. Tu en as déjà fait tellement, Ash ; maintenant c'est à mon tour de te protéger. Toi, Puck, le Pays de Nulle Part et… tout le monde. (Je soupirai et regardai derrière lui, les nuages envahissants le Royaume de Fer.) i je pouvais simplement découvrir un moyen de le faire.

    - Je suis sûr que tu penseras à quelque chose. (La voix d'Ash était résignée. Il m'attira à lui, entourant ma taille de ses bras. En soupirant, il baissa la tête, de douces mèches de ses cheveux frôlèrent mon front.) Essaye … de ne pas me donner une crise cardiaque quand tu le feras.

    - Je ne peux rien promettre, murmurai-je à mon tour. Mais j'essayerai.

    Son expression laissa place à un faible sourire, et il répondit par un minuscule hochement de tête

    - Je suppose que c'est tout ce que je peux demander …

    Mais avant qu'il ait pu finir, je glissai mes bras autour de son cou, me redressai, et pris ses lèvres avec les miennes.

    Il laissa échapper un cri sous la surprise, avant que ses yeux se ferment et qu'il se penche vers moi, nous rapprochant. Je savourais la sensation de ses lèvres contre les miennes, inspirant son odeur, ce mélange de givre et menthe poivrée. Il soupira mon nom, un simple mot, et cela me retourna l'estomac et enflamma mon corps. J'étais désespérée de me rapprocher et me rendis encore plus courageuse que je ne l'ai jamais été. Je poussai en avant, le poussant contre la balustrade, me mis sur la pointe des pieds pour déposer des baisers le long de son cou. Il grogna tout en penchant la tête en arrière, ses mains glissants vers le haut pour venir s'emmêler dans mes cheveux. Apparemment, je ne pouvais pas me rapprocher suffisamment. Jamais assez proche.

    Ash baissa la tête, rencontrant à nouveau mes lèvres, ses baisers soudainement pressant et dévorant. Un bras m'entoura la taille l'autre prit en coupe l'arrière de ma tête, nous pressant l'un contre l'autre tel deux pièces de puzzle qui s’imbriquèrent. Je le tins aussi fermement que je le pouvais sentant les muscles durs et fins de son dos qui se déplaçaient sous son armure. Souhaitant qu'elle disparaisse, que je puisse sentir sa peau froide sous mes doigts. Sa cape flotta autour de nous comme les bords d'ailes déchirées, nous enveloppant tous les deux et je ne voulais pour rien au monde être ailleurs.

    Ash recula soudainement, respirant profondément, essayant de se contrôler. Je sentis le martelant de son cœur. Il baissa les yeux, les épaules tremblantes, bien que ses bras ne lâchèrent pas prise et qu'il résista à ma tentative de retraite.

    - Ash ?

    Le regard qu'il me jeta était presque effrayant sous le coup de son intensité.

    - Ordonne-moi, murmura-t-il, approchant mon visage du mien. Ses yeux plongèrent dans les miens, tout à coup exigeant et suppliant. Dis-moi d'arrêter, et je le ferai.

    Je le fixai du regard, bien consciente que mon propre cœur faisait de son mieux pour briser/transpercer mes côtes. Ash me regardait, ses yeux argentés brillant de désir, et d'amour. Je tendis la main vers le haut, toucha son visage, et il ferma les yeux, posant sa main sur la mienne, la pressant contre sa joue, avant que son regard se repose de nouveau sur moi.

    Attendant. Il n'irait pas plus loin, à moins que je le lui dise. Il me laissait décider, comme il me l'avait promis. Je pouvais l'abandonner sur la champ, et il ne me suivrait pas. Ou je pouvais le laisser partir, et il le ferait. On pouvait arrêter ça, maintenant, si j n'étais pas entièrement prête.

    Je déglutis avec difficulté, baissa ses lèvres sur les miennes, et murmurai :

    - Reste.

     


    votre commentaire
  • Bonjour à vous !

     

    Sur ce blog, je vous propose mes avis personnels. La lecture état une de mes passions, j'ai décidé de créer mon blog afin de partager avec vous.

     

    Je vous souhaite un bon voyage !

    Siobhan

     


    votre commentaire
  • ACT CINQ

     

    INT. VOITURE DE POLICE – SOIRÉE

    Lena est assise à l'arrière d'une voiture de police qui roule, le visage teinté de larmes. Elle a les mains menottées et qui reposent sur ses genoux. L'officier #303 est derrière le volant. Il vérifie le rétroviseur ; une cage sépare les sièges avants de ceux qui sont à l'arrière.

    OFFICIER #303

    Tu rends cela plus difficile pour toi. Il y a une raison pour qu'on fasse les choses de cette façon.

    Ça sonne comme les anciennes pensées de Lena. Elle marmonne :

    LENA

    La ferme. Connard.

    OFFICER #303

    C'était quoi ?

    LENA

    Je vous ai dit de la fermer. Et ensuite je vous ai traité de connard.

    Le flic appuie sur le frein, plus fort que nécessaire à un feu rouge, au croisement d'un carrefour. Lena vacille en avant. Il se tourne pour s'adresser à elle.

    OFFICIER #303

    Fais attention à ce que tu dis. Quand nous serons au labo, je ne veux aucune bêtise.

    Lena roule les yeux au terme « bêtise ».

    OFFICIER #303

    Tu marcheras droit vers la porte ou je te porterai. Tu m'as compris ?

    LENA

    Oui monsieur.

    L'officier se retourne. On voit que Lena a retiré à moitié sa petite main, douloureusement, d'une menotte. Elle tire davantage et sa main est libre alors que la lumière devient verte. La voiture de police traverse l'intersection quand – –

    UNE SUV NOIRE FONCE DIRECTEMENT SUR LE CÔTÉ CHAUFFEUR, déformant la porte avant et détruisant le pare-brise. Lena CRIE. La voiture de police part en vrille jusqu'à se retrouver du côté de la route.

    Alex sort de la SUV en courant, n'ayant plus son uniforme. L'avant de la SUV est écrasée. Il ouvre la porte la porte du conducteur. L'officier est à-moitié inconscient, saignant du nez. Alex tend la main, prend son talkie-walkie, et fait sauter les serrures, et crie à Lena.

    ALEX

    Mademoiselle, vous êtes blessée ?

    LENA

    Non, simplement étourdie.

    ALEX

    Venez avec moi.

    Il plonge la main dans le fond de la voiture, la fait sortir alors que D'AUTRES VOITURES DE POLICE APPARAISSENT au loin, se dirigeant vers eux.

    ALEX (continue)

    Nous devons courir.

    Avec l'adrénaline qui monte brusquement, Lena file avec Alex.

     

    INT. MAISON DES FINEMAN – COULOIR – NUIT


    Fineman se dirige vers son bureau, portant un pyjama à carreaux et avec une bouteille de wiskey. C'est rafraîchissant, non approuvé par l'état. Alors qu'il sort la clé, il réalise que la porte est déjà déverrouillée.

     

    INT. CHAMBRE DE JULIAN – NUIT

    Julian lit un manuel quand la femme de ménage fait son apparition.

    LA FEMME DE MENAGE

    Votre père voudrait vous voir.

    Julian ferme les yeux. Merde.

     

    INT. MAISON DES FINEMAN – SALON – NUIT

    Julian entre dans la pièce pour trouver son père, calme.

     

    JULIAN

    Tu voulais me voir ?

    FINEMAN

    En effet. Assis-toi.

    Julian a les yeux baissés au sol. Il ne s'assoit pas. Fineman ne redemande pas. Il se verse un scotch avec des glaçons.

    FINEMAN (continue)

    Je me dirigeai vers mon bureau ce soir quand j'ai remarqué que la porte était ouverte. J'ai interrogé Audrey, et elle a dit qu'elle l'avait fermée.

    (plus)

    Elle a aussi ajouté que tu avais une paire de jumelles dans ta chambre.

    Julian se trémousse, gêné, il ne répond pas.

    FINEMAN (continue)

    Je ne t'accuse de rien. Il faut simplement que je me répète. Il y a une raison pour toutes ces règles. Elles sont là pour te protéger. Bientôt, tu seras un homme nouveau, et nous n'aurons plus à nous inquiéter. Mais parfois, quand tu coures un marathon, c'est la dernier kilomètre qui te met KO.

    Julian hoche la tête, insensible.

    FINEMAN (continue)

    Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en toi, fils. Je ne crois pas en la nature humaine.

    JULIAN (murmure)

    Je suis désolé.

    Fineman est surpris ; il ne s'attendait pas à une confession. Mais Julian, tel le jeune homme admirable qu'il est, ne peut supporter la culpabilité.

    JULIAN

    J'ai suivi Audrey à l'intérieur, ce matin, quand tu n'étais pas à la maison. Elle n'avais pas idée. J'ai seulement écouté une chanson. Je savais que j'avais tort. Mais...

     

    Il rencontre enfin les yeux de son père.

    JULIAN (continue)

    C'est une si grande responsabilité. Tout le temps faire une bonne action. Mais ce n'est pas une excuse. Cela n'arrivera plus.

    C'est maintenant Thomas qui détourne le regard. Son expression avenante tressaille sous la déception. Il essaye de formuler les mots : ça va, fils. Pas de problèmes.

    Mais quelque chose s'empare de lui. Une colère beaucoup plus sombre que tout ce qui semblait être possible pour cet homme de bonne humeur. Il se retourne pour faire face à son fils, puis LE COGNE A LA BOUCHE.

    FINEMAN

    Mais pour qui tu te crois ? Hors de ma vue.

    Julian est abasourdi. Il se précipite, reculant aussi rapidement que possible. Le visage de Fineman est rouge sous l'effet de la colère. Il regarde sa main. Elle saigne.

     

    EXT. RUE – NUIT

    Lena court le long de la rue pour sauver sa vie, avec Alex, coupant à travers des propritétés, traversant des rues. La radio d'Alex volé au flic BRAILLE.

    RADIO DU FLIC

    Suspects se dirigeant vers l'ouest, de King Avenue vers Harbor Boulevard.


    Droit devant – – DES VOITURES DE POLICES FOUILLENT LE VOISINAGE, bloquant leur chemin. Alex tire Lena, la plaque contre un mur.

    ALEX (dans sa radio)

    Officier 717, code 12. Suspects en détention.

    RADIO DU FLIC

    Bien reçu.

    Alex regarde vers Lena, incline la tête dans la direction opposée.

    ALEX

    Par-là.

    Lena et Alex courent dans la direction opposée, mettant de la distance entre eux et les gyrophares.

     

    EXT. LOTISSEMENTS ABANDONNÉS – NUIT

    Lena et Alex se retrouvent dans ces lotissements abandonnés qu'ils connaissent très bien. Ils sont maintenant seuls. Lena est vraiment essoufflée. Elle supplie :

    LENA

    Stop. S'il te plaît. Juste une minute.

    Ils s'arrêtent, reprenant leur souffle. Lena regarde en arrière.

    ALEX

    On peut pas revenir en arrière à présent.

    LENA

    Je ne veux pas. Où va-t-on ?

    ALEX

    Tu vas franchir la barrière qui est juste là. Peu importe ce qui arrive, continue. Mes amis te trouveront de l'autre côté. Ils t'amèneront dans un endroit sûr – –

    LENA

    Tu ne viens pas ?

     

    ALEX

    Pas maintenant. Je dois me présenter au travail. Mais je te verrai demain.

    (rassurant)

    Tout ira bien. Je te promets. Tu me crois ?

    LENA

    Oui. Je te crois.

    Ils se regardent. Il tend la main pour la toucher. La scène est soudainement silencieuse. Tour l'air dans le monde s'évapore, le temps arrête de s'écouler. ILS S'EMBRASSENT, PASSIONNÉMENT.

    UN MOMENT. Ils se séparent. Elle commence à dire quelque chose quand – – UN HELICOPTÈRE DESCEND VERS EUX. LE PROJECTEUR EBLOUISSANT S'ABAISSE, brisant le moment et les faisant fuir une fois de plus.

    ALEX

    Cours !

     

    EXT. RUE/CHAMP – NUIT

    Alors que les flashs aériens incessants rebondissent autour d'eux, ils atteignent une rue vide. Une « ultime frontière » de cette ville.

    De l'autre côté de la rue, il y a un CHAMP OUVERT. Lena suit Alex, traversant la rue vide alors que des VOITURES DE POLICE tournent dans cette rue, sirènes hurlantes. Lena remarque une BARRIÈRE dans l'obscurité, à l'autre bout du champ. La forêt à l'aspect protecteur attend de l'autre côté.

    DANS LE CHAMP – – LE PROJECTEUR DE L'HELICOPTÈRE TOMBE SUR LENA ET ALEX, LES ILLUMINANT dans une explosion aveuglante de lumière blanche. Alex crie de nouveau à Lena.

    ALEX (continue)

    Ne t'arrête pas !

     

    EXT. CHAMP – NUIT

    SUR LENA : elle court pour sauver sa vie …


    … suffocante, les pieds frappant le sol, comme son père l'a fait, courant vers la barrière. Sur son visage …

    FLASH SUR DES PASSAGES RAPIDES : les derniers moments, rapides, de tous nos personnages. Comme lorsqu'on voit sa vie défiler sous ses yeux.

     

    EXT. CAPITOLE – NUIT


    SUR LA SÉNATRICE : avec son fils et les jumelles à ses côtés, accueille une foule d'admirateurs qui patiente en ligne, saisissant des mains, une pile électrique politique en pleine ascension …


    SUR REN : Dans la foule, souriante, bien intégrée. Le Conseiller de la sénatrice la regarde attentivement, avec ce qui pourrait être de l'attraction ou de la suspicion …

     

    INT. MAISON DES FINEMAN – BUREAU – NUIT

    SUR THOMAS : en retrouvant son calme, pansement à la main, il boit son wiskey et regarde un film illicite sur sa grande télé.

    DANS LE COULOIR – – Lydia passe devant sans dire un mot.

     

    EXT. MAISON DES FINEMAN – NUIT

    SUR JULIAN : avec la lèvre qui saigne, humilié et en colère, il sort en claquant la porte, se dirige vers à la maison d'à côté. Il sonne …

     

    INT. MAISON DE HANA – NUIT

    SUR HANA : seule, sa tête se tourne lorsqu'elle entend la sonnette. Sur ses genoux, elle a ouvert ses RESULTATS D'EVALUATION. Son compagnon est connu : FREDERICK HARGROVE …

     

    EXT. CHAMP – NUIT

    SUR ALEX : attrapé par le projecteur tandis qu'il court. Il tombe lentement et intentionnellement. La lumière reste sur lui, permettant à Lena de plonger dans l'obscurité alors qu'elle atteint la barrière.

    SUR LENA : en train de courir. Elle entend le craquement d'une arme derrière elle. Elle se retourne pour regarder derrière elle, voit Alex se faire prendre par la lumière blanche et éblouissante. Il lui crie une dernière fois.

    ALEX

    Cours !

    Lena court. La barrière est à sept mètres devant elle.

    Cinq mètres. Trois mètres. Un mètre.

    Une pancarte devient visible, une qu'on n'avait pas vu avant. Il indique : « ATTENTION. SOUS HAUTE TENSION. »

    Trop tard pour se retourner maintenant.

    Cela va-t-il la tuer ? Quelle vie l'attend de l'autre côté ?

    Elle tend les bras, et l'agrippe avec les deux mains alors que nous – –

    FONDU EN NOIR.

    FIN DE L'ÉPISODE


    votre commentaire