• ACT CINQ

     

    INT. VOITURE DE POLICE – SOIRÉE

    Lena est assise à l'arrière d'une voiture de police qui roule, le visage teinté de larmes. Elle a les mains menottées et qui reposent sur ses genoux. L'officier #303 est derrière le volant. Il vérifie le rétroviseur ; une cage sépare les sièges avants de ceux qui sont à l'arrière.

    OFFICIER #303

    Tu rends cela plus difficile pour toi. Il y a une raison pour qu'on fasse les choses de cette façon.

    Ça sonne comme les anciennes pensées de Lena. Elle marmonne :

    LENA

    La ferme. Connard.

    OFFICER #303

    C'était quoi ?

    LENA

    Je vous ai dit de la fermer. Et ensuite je vous ai traité de connard.

    Le flic appuie sur le frein, plus fort que nécessaire à un feu rouge, au croisement d'un carrefour. Lena vacille en avant. Il se tourne pour s'adresser à elle.

    OFFICIER #303

    Fais attention à ce que tu dis. Quand nous serons au labo, je ne veux aucune bêtise.

    Lena roule les yeux au terme « bêtise ».

    OFFICIER #303

    Tu marcheras droit vers la porte ou je te porterai. Tu m'as compris ?

    LENA

    Oui monsieur.

    L'officier se retourne. On voit que Lena a retiré à moitié sa petite main, douloureusement, d'une menotte. Elle tire davantage et sa main est libre alors que la lumière devient verte. La voiture de police traverse l'intersection quand – –

    UNE SUV NOIRE FONCE DIRECTEMENT SUR LE CÔTÉ CHAUFFEUR, déformant la porte avant et détruisant le pare-brise. Lena CRIE. La voiture de police part en vrille jusqu'à se retrouver du côté de la route.

    Alex sort de la SUV en courant, n'ayant plus son uniforme. L'avant de la SUV est écrasée. Il ouvre la porte la porte du conducteur. L'officier est à-moitié inconscient, saignant du nez. Alex tend la main, prend son talkie-walkie, et fait sauter les serrures, et crie à Lena.

    ALEX

    Mademoiselle, vous êtes blessée ?

    LENA

    Non, simplement étourdie.

    ALEX

    Venez avec moi.

    Il plonge la main dans le fond de la voiture, la fait sortir alors que D'AUTRES VOITURES DE POLICE APPARAISSENT au loin, se dirigeant vers eux.

    ALEX (continue)

    Nous devons courir.

    Avec l'adrénaline qui monte brusquement, Lena file avec Alex.

     

    INT. MAISON DES FINEMAN – COULOIR – NUIT


    Fineman se dirige vers son bureau, portant un pyjama à carreaux et avec une bouteille de wiskey. C'est rafraîchissant, non approuvé par l'état. Alors qu'il sort la clé, il réalise que la porte est déjà déverrouillée.

     

    INT. CHAMBRE DE JULIAN – NUIT

    Julian lit un manuel quand la femme de ménage fait son apparition.

    LA FEMME DE MENAGE

    Votre père voudrait vous voir.

    Julian ferme les yeux. Merde.

     

    INT. MAISON DES FINEMAN – SALON – NUIT

    Julian entre dans la pièce pour trouver son père, calme.

     

    JULIAN

    Tu voulais me voir ?

    FINEMAN

    En effet. Assis-toi.

    Julian a les yeux baissés au sol. Il ne s'assoit pas. Fineman ne redemande pas. Il se verse un scotch avec des glaçons.

    FINEMAN (continue)

    Je me dirigeai vers mon bureau ce soir quand j'ai remarqué que la porte était ouverte. J'ai interrogé Audrey, et elle a dit qu'elle l'avait fermée.

    (plus)

    Elle a aussi ajouté que tu avais une paire de jumelles dans ta chambre.

    Julian se trémousse, gêné, il ne répond pas.

    FINEMAN (continue)

    Je ne t'accuse de rien. Il faut simplement que je me répète. Il y a une raison pour toutes ces règles. Elles sont là pour te protéger. Bientôt, tu seras un homme nouveau, et nous n'aurons plus à nous inquiéter. Mais parfois, quand tu coures un marathon, c'est la dernier kilomètre qui te met KO.

    Julian hoche la tête, insensible.

    FINEMAN (continue)

    Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en toi, fils. Je ne crois pas en la nature humaine.

    JULIAN (murmure)

    Je suis désolé.

    Fineman est surpris ; il ne s'attendait pas à une confession. Mais Julian, tel le jeune homme admirable qu'il est, ne peut supporter la culpabilité.

    JULIAN

    J'ai suivi Audrey à l'intérieur, ce matin, quand tu n'étais pas à la maison. Elle n'avais pas idée. J'ai seulement écouté une chanson. Je savais que j'avais tort. Mais...

     

    Il rencontre enfin les yeux de son père.

    JULIAN (continue)

    C'est une si grande responsabilité. Tout le temps faire une bonne action. Mais ce n'est pas une excuse. Cela n'arrivera plus.

    C'est maintenant Thomas qui détourne le regard. Son expression avenante tressaille sous la déception. Il essaye de formuler les mots : ça va, fils. Pas de problèmes.

    Mais quelque chose s'empare de lui. Une colère beaucoup plus sombre que tout ce qui semblait être possible pour cet homme de bonne humeur. Il se retourne pour faire face à son fils, puis LE COGNE A LA BOUCHE.

    FINEMAN

    Mais pour qui tu te crois ? Hors de ma vue.

    Julian est abasourdi. Il se précipite, reculant aussi rapidement que possible. Le visage de Fineman est rouge sous l'effet de la colère. Il regarde sa main. Elle saigne.

     

    EXT. RUE – NUIT

    Lena court le long de la rue pour sauver sa vie, avec Alex, coupant à travers des propritétés, traversant des rues. La radio d'Alex volé au flic BRAILLE.

    RADIO DU FLIC

    Suspects se dirigeant vers l'ouest, de King Avenue vers Harbor Boulevard.


    Droit devant – – DES VOITURES DE POLICES FOUILLENT LE VOISINAGE, bloquant leur chemin. Alex tire Lena, la plaque contre un mur.

    ALEX (dans sa radio)

    Officier 717, code 12. Suspects en détention.

    RADIO DU FLIC

    Bien reçu.

    Alex regarde vers Lena, incline la tête dans la direction opposée.

    ALEX

    Par-là.

    Lena et Alex courent dans la direction opposée, mettant de la distance entre eux et les gyrophares.

     

    EXT. LOTISSEMENTS ABANDONNÉS – NUIT

    Lena et Alex se retrouvent dans ces lotissements abandonnés qu'ils connaissent très bien. Ils sont maintenant seuls. Lena est vraiment essoufflée. Elle supplie :

    LENA

    Stop. S'il te plaît. Juste une minute.

    Ils s'arrêtent, reprenant leur souffle. Lena regarde en arrière.

    ALEX

    On peut pas revenir en arrière à présent.

    LENA

    Je ne veux pas. Où va-t-on ?

    ALEX

    Tu vas franchir la barrière qui est juste là. Peu importe ce qui arrive, continue. Mes amis te trouveront de l'autre côté. Ils t'amèneront dans un endroit sûr – –

    LENA

    Tu ne viens pas ?

     

    ALEX

    Pas maintenant. Je dois me présenter au travail. Mais je te verrai demain.

    (rassurant)

    Tout ira bien. Je te promets. Tu me crois ?

    LENA

    Oui. Je te crois.

    Ils se regardent. Il tend la main pour la toucher. La scène est soudainement silencieuse. Tour l'air dans le monde s'évapore, le temps arrête de s'écouler. ILS S'EMBRASSENT, PASSIONNÉMENT.

    UN MOMENT. Ils se séparent. Elle commence à dire quelque chose quand – – UN HELICOPTÈRE DESCEND VERS EUX. LE PROJECTEUR EBLOUISSANT S'ABAISSE, brisant le moment et les faisant fuir une fois de plus.

    ALEX

    Cours !

     

    EXT. RUE/CHAMP – NUIT

    Alors que les flashs aériens incessants rebondissent autour d'eux, ils atteignent une rue vide. Une « ultime frontière » de cette ville.

    De l'autre côté de la rue, il y a un CHAMP OUVERT. Lena suit Alex, traversant la rue vide alors que des VOITURES DE POLICE tournent dans cette rue, sirènes hurlantes. Lena remarque une BARRIÈRE dans l'obscurité, à l'autre bout du champ. La forêt à l'aspect protecteur attend de l'autre côté.

    DANS LE CHAMP – – LE PROJECTEUR DE L'HELICOPTÈRE TOMBE SUR LENA ET ALEX, LES ILLUMINANT dans une explosion aveuglante de lumière blanche. Alex crie de nouveau à Lena.

    ALEX (continue)

    Ne t'arrête pas !

     

    EXT. CHAMP – NUIT

    SUR LENA : elle court pour sauver sa vie …


    … suffocante, les pieds frappant le sol, comme son père l'a fait, courant vers la barrière. Sur son visage …

    FLASH SUR DES PASSAGES RAPIDES : les derniers moments, rapides, de tous nos personnages. Comme lorsqu'on voit sa vie défiler sous ses yeux.

     

    EXT. CAPITOLE – NUIT


    SUR LA SÉNATRICE : avec son fils et les jumelles à ses côtés, accueille une foule d'admirateurs qui patiente en ligne, saisissant des mains, une pile électrique politique en pleine ascension …


    SUR REN : Dans la foule, souriante, bien intégrée. Le Conseiller de la sénatrice la regarde attentivement, avec ce qui pourrait être de l'attraction ou de la suspicion …

     

    INT. MAISON DES FINEMAN – BUREAU – NUIT

    SUR THOMAS : en retrouvant son calme, pansement à la main, il boit son wiskey et regarde un film illicite sur sa grande télé.

    DANS LE COULOIR – – Lydia passe devant sans dire un mot.

     

    EXT. MAISON DES FINEMAN – NUIT

    SUR JULIAN : avec la lèvre qui saigne, humilié et en colère, il sort en claquant la porte, se dirige vers à la maison d'à côté. Il sonne …

     

    INT. MAISON DE HANA – NUIT

    SUR HANA : seule, sa tête se tourne lorsqu'elle entend la sonnette. Sur ses genoux, elle a ouvert ses RESULTATS D'EVALUATION. Son compagnon est connu : FREDERICK HARGROVE …

     

    EXT. CHAMP – NUIT

    SUR ALEX : attrapé par le projecteur tandis qu'il court. Il tombe lentement et intentionnellement. La lumière reste sur lui, permettant à Lena de plonger dans l'obscurité alors qu'elle atteint la barrière.

    SUR LENA : en train de courir. Elle entend le craquement d'une arme derrière elle. Elle se retourne pour regarder derrière elle, voit Alex se faire prendre par la lumière blanche et éblouissante. Il lui crie une dernière fois.

    ALEX

    Cours !

    Lena court. La barrière est à sept mètres devant elle.

    Cinq mètres. Trois mètres. Un mètre.

    Une pancarte devient visible, une qu'on n'avait pas vu avant. Il indique : « ATTENTION. SOUS HAUTE TENSION. »

    Trop tard pour se retourner maintenant.

    Cela va-t-il la tuer ? Quelle vie l'attend de l'autre côté ?

    Elle tend les bras, et l'agrippe avec les deux mains alors que nous – –

    FONDU EN NOIR.

    FIN DE L'ÉPISODE


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  • ACT QUATRE

     

    INT. CABANON – NUIT

    Un abri se tient dans l'arrière-cour d'une des maisons abandonnées ; les portes se balançant sur ses gonds – – s'ouvrant, puis se refermant. Alex et Lena se cachent à l'intérieur. Lena examine la morsure du chien, qui a déchiré son jean.

    ALEX

    Ça fait mal ? 

    LENA

    Un peu. Ça ne me tuera pas.

    Alex jette un coup d'oeil dehors pour voir si on ne les avait pas suivis.

    LENA

    Un flic pervers a posé ses mains partout sur moi.

    ALEX (irrité)

    Lequel ?

    LENA

    Comment le saurai-je ? Ils se ressemblent tous, sauf toi. Tu vas me dénoncer ?

     

    ALEX

    Non. ON va attendre ici pendant un moment, et ensuite je te ramènerai à la maison pour que tu ne te fasses pas prendre pendant le couvre-feu. Tu sais que ce n'est pas une façon de vivre.

    LENA

    Ce n'est pas comme si j'ai le choix. Tu es celui qui travaille pour eux.

    Il s'assoit à côté d'elle. Elle insiste davantage.

    LENA (continue)

    Vraiment Alex. Pourquoi tu ne vas pas me dénoncer ? C'est ton boulot.

    ALEX

    Beaucoup de choses se passent dont tu ne saches rien, d'accord ?

    LENA

    Alors dis-moi. Je veux savoir.

    Il résiste. Il n'a pas l'habitude de dire la vérité sur lui-même.

    LENA (continue)

    Dis-moi.

    ALEX

    Jure-moi que tu ne le répéteras pas.

    LENA

    Je jure que je ne le ferai pas.

    Alex prend une profonde inspiration et déballe tout.

    ALEX

    La semaine avant mon dix-huitième anniversaire, j'ai quitté la maison de mes parents à Providence et je ne suis jamais revenu. Je n'ai jamais eu le remède. J'ai fait cette cicatrice avec un couteau exacto.

    LENA (stupéfaite)

    Non, tu ne l'as pas fait.

    ALEX

    Si, je l'ai fait. Et je ne suis pas le seul. Il y a beaucoup d'entre nous, tout autour de vous.

    LENA

    Pourquoi ferais-tu ça ?

    ALEX

    Parce que je savais ce qui allait se passer. Mes parents étaient guéris. Ils ne s'aimaient pas. Ils agissaient machinalement. La vérité, c'est que, chaque famille, chaque ville, est sa propre prison. Je voulais avoir ma propre vie. Pas celle que le gouvernement m'avait choisi.

    Lena réfléchit à cette révélation. C'est énorme.

    ALEX (continue)

    Alors la prochaine tu vas me dire que je n'ai pas le choix ? Je te le rappellerai. Tu l'as.

    LENA

    Peut-être que tu l'avais. Mais moi pas.

    ALEX

    Bien sûr que si.

    LENA

    Je ne pourrai jamais tourner le dos à ma vie.

    Ma sœur est chiante, mais si je ne la voyais plus, elle me manquerait.

    ALEX

    Ce n'est pas ce que tu laisses derrière toi. C'est ce qui est là-dehors, ce qui t'attend.

    LENA

    Rien ne m'attend.

    Alex hésite – – il sait qu'il lui en a déjà trop dit. Mais il veut vraiment gagner cet échange.

    ALEX

    Il y a autre chose que je ne t'ai pas dit. Quelque chose qui pourrait te faire changer d'avis. 

    LENA

    J'en doute

    Sur Alex, soupesant ses options.

     

    INT. MAISON DE LA SENATRICE HARGROVE – SALON – MATIN SUIVANT

    La maison de la sénatrice Hargrove dans le District est de style éclectique et esthétique. Le chaos matinal à l'intérieur de la maison révèle un autre côté de son personnage : une maman travaillant et occupée avec trois enfants. Elle parle au téléphone à son Conseiller pendant qu'elle se débat avec une fermeture éclair adhésive sur la veste de sa fille – – une des jumelles (LUCIA & NOELLE, 6 ans.)

    HARGROVE (au téléphone)

    Je ne suis pas vraiment en avance. Je travaillai sur mon discours d'introduction.

    (à sa fille)

    Ne bouge pas.

    FREDERICK

    Je vais le faire, maman.

    Son fils FREDERICK, 18 ans, s'avance pour aider avec la fermeture. Il est beau, fort, responsable.

    HARGROVE

    Merci.

    (au téléphone)

    Je ne vais pas abandonner mes fondements. La situation a changé.

    Tandis que Fred répare la fermeture, il remarque qu'une pile de lettre tombe par la fente à lettres. Il jette un regard en biais à sa mère : elle n'a pas vu.

    Il s'approche et examine la pile. Dedans, il trouve l'enveloppe des RESULTATS DE L'EVALUATION. Il la fourre dans sa poche.

    HARGROVE (continue)

    D'accord. Je te vois là-bas. Salut.

    (elle raccroche)

    Frederick, je t'ai vu.

    FREDERICK

    Quoi ?

    Elle tends la main et Fred lui passe l'enveloppe sans discuter. Il retient son souffle tandis que la sénatrice l'ouvre. Ses yeux parcourent les résultats. Elle fronce légèrement les sourcils.

    FREDERICK (continue)

    Quoi ?

    HARGROVE

    Deux enfants. C'est bien. Tu es doué avec les enfants. Et tu auras pas mal de temps pour pratiquer le droit.

    FREDERICK

    Et pour ma compagne ? Qui est-ce ?

    La sénatrice plie rapidement les papiers et la met dans son fourre-tout. Prend son Isotoner préféré.

    HARGROVE

    Personne de notre connaissance. On en parlera plus tard.

    (puis)

    Il me faut tirer sur quelques ficelles.

     Sur Fred... connaissant sa mère, ça ne semblait pas bon.

     

    EXT./INT. MAISON DES FINEMAN – MATIN

    Fineman exécute la même course effrénée pour sortir de la maison ce matin, attachant ses boutons de manchette dorés de l'APASD alors qu'il croise Lydia dans le grand couloir central. Il embrasse sa joue.

    FINEMAN

    Tu es jolie aujourd'hui.

    LYDIA

    Merci. Où est Julian ?

    Elle l'appelle depuis l'escalier.

    LYDIA (continue)

    Julian !

    FINEMAN

    Ah, il a oublié, il a une séance avec son tuteur de maths. J'ai fermé les yeux.

    LYDIA

    Son tuteur de maths ? Un samedi ?

    FINEMAN

    C'est ce qu'il a dit. Tu es prête ?

    LYDIA

    Je suis prête si tu l'es.

    Fineman et Lydia sortent par la porte d'entrée ; elle jette un regard suspicieux par-dessus son épaule tandis qu'ils s'en vont.

     

    INT. MAISON DES FINEMAN – CHAMBRE DE JULIAN – UN MOMENT PLUS TARD

    Julian regarde par la fenêtre alors que ses parents se dirigent vers leur voiture de ville qui attend dans l'allée. En effet, il prépare quelque chose.

     

    INT. MAISON DES FINEMAN – COULOIR / BUREAU – EN CONTINUE

    Julian regarde attentivement à la porte alors que la femme de ménage passe l'aspirateur, terminant ses tâches quotidiennes. Il attend le bon moment, quand elle tourne complètement le dos, et se glisse à l'intérieur.

     

    EXT. CAPITOLE – JOUR

    L'ambiance est électrique ; un grand rassemblement s'est amassé pour entendre Thomas Fineman et la sénatrice Hargrove sur les marches du Capitole. Hargrove attend à proximité avec ses enfants alors que Fineman commence son annonce, Lydia a ses côtés. Sa voix GRONDE par-dessus la foule.

    FINEMAN

    Il est temps de considérer notre futur. Nous devons choisir nos meneurs en qui nous pouvons avoir confiance. La présidence est un travail avec d'énormes privilèges et responsabilités. Je suis là pour exprimer mon soutien à une personne que je connais depuis un long moment. Quelqu'un avec une force de caractère indéniable et une conviction inébranlable. Quelqu'un en qui nous pouvons avoir tous confiance. La voix d'un futur SANS DELIRIUM, et la prochaine présidente des États-Unis. La sénatrice Elyse Hargrove !

    Hargrove apparaît, face à des applaudissements tonitruants. C'est son moment de gloire. Elle regarde Fineman, qui applaudit également, son sourire victorieux. Il a l'audace de lui faire un clin d'oeil.

     

    INT. MAISON DE HANA – SALON – JOUR

    Hana est toute seule à la maison. Le son coupé – – on voit Fineman et Hargrove à télé. L'ENVELOPPE DES RÉSULTATS D'ÉVALUATION de Hana est posée à côté. Elle a peur de l'ouvrir. On sonne à la porte.

    A LA PORTE D'ENTRÉE

    Hana trouve Lena. L'attrape immédiatement pour la serrer fort dans ses bras.

    HANA

    Oh mon dieu. Mercimercimerci pour m'avoir sauvé la mise la nuit dernière. Je suis vraiment désolée pour ce qui s'est passé à l'école, je ne voulais pas dire tout …

    LENA

    ça va. Ce n'est pas pour ça que je suis là. Il faut qu'on parle.

    Hana remarque immédiatement l'air sérieux sur le visage de Lena.

    LENA (continue)

    Je n'ai pas été entièrement honnête avec toi dernièrement. Mais e sens que j'ai une décision à prendre.

    HANA

    Lena. Qu'est-ce que c'est ? Tu me fais peur.

    LENA

    C'est le mec qu'on a vu lors de la première fête.

    HANA

    Le flic ?

    LENA

    Ouais. Il s'appelle Alex. Mais il n'est pas un simple flic. Il n'a pas subi la Procédure.

    HANA

    De quoi tu parles ?

    LENA

    C'est dur à expliquer. Mais je continue de le voir partout. C'est comme un signe du destin. Et il a dit des choses qui m'ont fait réfléchir. Comme toutes les choses qu'on a pas eu la chance de connaître – –

    HANA (horrifiée)

    Tu n'es pas amoureuse de lui, hein ?

    LENA

    Ce n'est pas allé si loin – –

    HANA

    « Si loin. »

    Hana titube. Entièrement sous le choc.

    LENA

    Je suis perdue. J'ai tous ces sentiments que je n'avais pas auparavant. C'est comme si je n'avais aucun contrôle sur eux – –

    HANA

    Tu sais ce que ça veut dire, n'est-ce pas ?

    LENA

    Ce n'est pas ce que tu crois ?

    HANA

    Si ça l'est ! Écoute-toi !

    LENA

    Et toi ? Tes conneries de « dernier tour, amusons-nous » n'étaient que des mots ?

    HANA

    Lena, je peux briser quelques règles de temps en temps mais je ne suis pas … mais je ne suis pas malade ! Je ne suis pas l'un d'entre eux.

    Elle recule subtilement ; le langage du corps n'a pas échappé à Lena.

    LENA

    Oublie ça. Oublie ce que j'ai dit.

    Hana lutte pour trouver les mots. Aucun n'en sort. Elle ferme la porte au visage de se meilleure amie et s'y adosse, abasourdie.

    DE L'AUTRE COTE DE LA PORTE – – Sur Lena, mise à la porte. Seule.

     

    INT. MAISON DES FINEMAN – BUREAU – JOUR

    La femme de ménage sort du bureau avec son aspirateur, ferme la porte. RÉVELE SOUS LE GEANT BUREAU EN ACAJOU – –

    Julian attend comme un enfant caché, les yeux fermés comme si ça pouvait le rendre invisible. Il entend la clé dans la serrure tandis que la femme de ménage part, fermant la porte derrière elle.

    Julian sort de sa cachette et jette un coup d'oeil au bureau pour la première fois. A travers ses yeux on voit que c'est massif, élégant sous un plafond de cathédrale, rempli de d'alléchantes étagères de livres et de DVD.

    Il ouvre les tiroirs du bureau ; sous une pile de carnets il trouve un paquet de vielles lettres attachées par un cordon lavande, signées par une fille selon l'écriture : « avec tout mon amour, Sunny. » Dans l'une des lettres, il trouve une lettre …

    C'est une JEUNE SÉNATRICE HARGROVE, canon dans son maillot de bain rouge – – et il y en a une autre, une photo plus explicite.

    En rougissant fortement, il replace la pile et continue jusqu'à une boîte sur une étagère, estampée avec les mots THE BEATTLES. Il l'ouvre pour trouver un iPod.

    UN MOMENT PLUS TARD

    RAPPROCHEMENT : UNE CORNE D'UN PHONOGRAPHE EN ETAIN. Mais le phonographe est en fait une station pour iPod, se trouvant dans le coin de la pièce. Julian branche l'iPod, attrape un casque. Le met sur la tête. Appuie sur play. Le son d'un big-band en émane. C'est un son que Julian n'a jamais entendu.

    McCartney commence à chanter : « Love, love, love. Love, love, love. » Lennon le rejoint : « There is nothing you can do that can't be done. Nothing you can sing that can't be sung … »

    Insistance sur Julian. Il s'assoit dans une chaise à dossier. IL A L'ESPRIT CHAMBOULE.

     

    CHANGEMENT DE DECOR :

     

    INT. BUREAU DE LA SÉNATRICE HARGROVE – JOUR

    Lennon continue de chanter alors que Ren entre prudemment dans le bureau de la sénatrice, habillée pour son nouveau travail. Avec le discours qui continue, elle a l'endroit pour elle toute seule. 

    Elle vérifie de nouveau pour être sûre qu'elle soit seule, puis sort une pair de gants en latex. Elle les enfile, et effectue une recherche rapide mais professionnelle.

    « Nothing you can make that can't be made. No one you can save that can't be saved. Nothing you can do but you can learn how to be tou … It's easy … »

    Ren s'avance vers le classeur à côté du bureau de la sénatrice. Elle l'ouvre et sort quelques dossiers marqués CONFIDENTIEL. Elle les ouvre sur le bureau de la sénatrice. Elle sort un appareil photo numérique de son sac à main, commence à prendre des photos des dossiers.

    « All you need is love. All you need is love. All you need is love, love … Love is all you need. »

     

    CHANGEMENT DE DECOR :

    EXT. CHEMIN DU PORT/INT. SUV – FIN DE JOURNEE

    La musique s'affaiblit alors que Lena attend Alex dans un coin par très loin du port, mais un peu plus privé. 

    SUR UNE ROUTE VOISINE – – une SUV AYANT L'AIR OFFICIELLE s'arrête. Pendant un battement, Lena panique, jusqu'à ce qu'Alex descende la fenêtre du conducteur. Il porte son uniforme plus que formel. Lena rigole, confuse.

    LENA

    C'est ta voiture ?

    ALEX

    Je l'ai « empruntée » pour quelques heures. Je veux t'emmener quelque part. Monte.

    Lena hésite, grimpe sur le siège passager.

     

    EXT. « LES CRYPTES » - PORTE PRINCIPALE – JOUR

    La SUV les conduit le long d'un mur en pierres vers une grande porte en fer. Une structure de style gothique se trouve au-delà – – le château en grès qui sert de Pénitencier de l’État Est. C'est une prison de haute sécurité, mieux connu par les habitants comme « les Cryptes ». 

    A L'INTÉRIEUR – –

    Lena devient de plus en plus nerveuse. 

    LENA

    Pourquoi est-ce qu'on vient ici ?

    ALEX

    Il y a quelque chose qu'il faut que je te montre. Mais ne t'inquiètes pas. Tu es simplement une visiteuse.

    (arrêt sur son hésitation)

    Tu me fais confiance, n'est-ce pas ?

    Elle hoche la tête. Il tend le bras, prend sa main. La presse.

     

    INT. RÉCEPTION – JOUR

    Une réception animée et fortement gardée, pleine de visiteurs et de gardes. Lena et Alex passent les détecteurs de métaux avant d'entrer. Alex marche à grand pas vers un agent correctionnel bourru qui se trouve derrière une vitre pare-balles, guidant Lena plutôt durement par le bras. Il place ses papiers officiels devant le A.C.

    A.C.

    Qu'est-ce que vous voulez ?

    ALEX

    Cette jeune femme a commis plusieurs délits mineurs. Je pense qu'un tour à l'unité des crimes du Capitole pourrait la décourager à l'avenir.

    Les yeux de l'A.C se sont plongés dans ceux de Lena. Aucune chance qu'il soit dupe par cette ruse. Lena baisse les yeux.

    A.C.

    Dix minutes. Pas de photos !

    Sa main atteint une sonnette pour déverrouiller une lourde porte avoisinante.

     

    INT. COULOIR DE LA MORT – QUELQUES MINUTES PLUS TARD

    Alex entraîne doucement Lena le long d'un couloir nu et en béton bordé de portes en métal pour chaque cellule. Chaque porte a une ouverture et une porte vitrée plus petite à hauteur des yeux.

    ALEX

    Cette prison a été construite dans les années 1800. Jusqu'il y a trois jours, personne ne s'était échappé.

    LENA

    Que s'est-il passé il y a trois jours ?

    ALEX

    Un prisonnier politique était détenu par le Gouvernement, bien avant que la Résistance se soit formée. On en a gardé aucune trace. Son identité fut effacée de la surface de la Terre. Mais il était connu en tant que brillant scientifique qui pouvait résoudre n'importe quel problème. Y compris comment sortir d'ici.

    Ils atteignent une porte de cellule au bout du couloir : il y a un nombre au-dessus : « 1373 ». Sa petite porte vitrée est ouverte.

    ALEX (continue)

    Son vrai nom était David Haloway.

    Lena est stupéfaite. Elle secoue la tête.

    LENA

    Ce n'est pas vrai. Il est mort. Et ce n'était pas un criminel, il était chimiste pour le Gouvernement. Il trouvait des moyens pour améliorer le remède – –

    ALEX

    Non, il trouvait un moyen de le détruire. C'est pourquoi ils l'ont amené ici et ont menti à ta famille.

    LENA

    Comment peux-tu mentir sur ça ?

    Le GARDE au bout du couloir regarde dans leur direction.

    ALEX

    Parce que c'est vrai.

    Lena regarde dans la petite porte vitrée.

     

    A L'INTÉRIEUR – – la cellule est vide, mais grattée dans la surface en pierre d'un des murs, parmi des notes et des calculs, elle peut clairement discerner une phrase. « Est-ce que j'ose perturber l'Univers ? » Lena recule, s'éloigne d'Alex, les larmes lui montent aux yeux.

    LENA

    C'est pas possible.

    ALEX

    Jamais je ne te mentirai. Pendant toute ta vie, ton père était ici même, retenu contre sa volonté. Je te le jure. Il est vivant.

    Lena regarde de nouveau dans la cellule, l'esprit en ébullition. A la fin, c'est une vérité qu'elle veut croire. Elle se tourne vers Alex.

    LENA

    Où est-il maintenant ?

     

    INT. MAISONS EN RANGÉE DANS WASHINGTON – JOUR

    RAPPROCHEMENT SUR UN TABLEAU BLANC, recouvert d'informations concernant les recherches du Détenu 1373. Cela pourrait être le FBI ou la CIA, mais c'est actuellement situé dans un lieu historique où se trouvent des maisons collées aux autres, près du Capitole. Le salon a été converti en un bureau bien équipé qui sert en tant que base et centre de commandement pour les recherches de Tack sur le Détenu 1373.

    Ren s'assoit devant son ordinateur portable. Elle place la carte de son appareil photo numérique dans le lecteur USB.

    SUR L'ECRAN : des photos apparaissent, celles qu'elle a pris dans le bureau de Hargrove. Elle zoom sur la carte qu'on a vu plutôt.

    REN

    Tack, regarde ça.

    Tack s'approche, en mettant ses lunettes pour jeter un coup d'oeil.

    REN (continue)

    Le Sénat mobilise des appuis aux frontières aujourd'hui. Ils vont électrifier les barrières.

    TACK

    Hawolay sais que c'est un fugitif. Il n'essayera pas d'entrer dans la ville.

    REN

    Qu'est-ce qui se passera si Alex essaye d'en sortir ?

    Tack fronce les sourcils, partageant son inquiétude.

     

    EXT. PLAGE ROCHEUSE – JOUR

    Lena et Alex sont assis tous les deux, dans un coin caché, à la plage. Lena a les yeux cerclés de rouge. Son monde a officiellement volé en éclat. Alex se sent responsable.

    ALEX

    Je voulais te le dire plus tôt.

    LENA

    Je t'aurai traiter de menteur. Pourquoi aurait-il fait ça ? Ma mère s'est tuée à cause de lui.

    ALEX

    Je sais. Rien de la ramènera.

    LENA

    Tout ce en quoi je croyais … ma vie entière a été un désastre à cause de ça !

    ALEX

    Ce n'était pas le choix de ton père d'aller en prison. Mais c'était son choix de s'enfuir. Nous le recherchons à l'heure actuelle. Il se pourrait qu'il ne sache pas que la Résistance existe …

    Elle se tourne pour le regarder, accusatrice.

    LENA

    C'est tout ce dont il est question ? De ton travail pour la Résistance ? Tu me manipulais quand tu me disais combien tu m'aimais bien – –

    ALEX

    No ! Je n'ai parlé de toi à personne. Je ne voulais pas que tu aies le moindre doute. Quand je t'ai vu pour la première fois, toutes ces fois, courant sur le port, je n'avais aucune idée de qui tu étais. Je voulais simplement de connaître.

    (puis)

    Maintenant que c'est fait, je veux que tu saches la vérité. Et je veux que tu prennes une décision en connaissance de cause. Parce que tu as le choix.

    LENA

    Je peux choisir de laisser tout le monde et tout ce que je connais derrière.

    ALEX

    C'est la seule façon d'éviter le remède. Mais tu me connaîtras.  Et tu peux nous aider à trouver ton père.

    C'est beaucoup à gérer pour Lena en un seul jour.

    ALEX

    Je sais que c'est une grande décision. Tu n'as pas à la prendre aujourd'hui.

    LENA

    C'est fou. Voilà ce que c'est.

    ALEX

    Pareil pour moi. Et toi aussi. 

    Lena sourit à cette idée. Elle le regarde ; dans cette lumière, il à l'air particulièrement sexy. Lena se penche en avant, à deux doigts d'un baiser, jusqu'à ce qu'elle voit quelque chose par-dessus son épaule.

    LENA

    Alex. Regarde.

    DE LOIN – –

    DES VÉHICULES MILITAIRES TRAVERSENT LA PLAGE. Alex se retourne pour les voir.

    LENA (continue)

    Qu'est-ce qui se passe ?

    ALEX

    Je ne sais pas. On ferait mieux de bouger. Tu penseras à ce que je t'ai dit ?

    LENA

    Oui. J'y penserai.

    Lena l'embrasse rapidement sur la joue. Pas de promesses. Elle file. Alex la regarde s'en aller.

    SUR LES CAMIONS MILITAIRES... se dirigeant vers les barrières.

     

    INT. CHAMBRE DE LENA – PLUS DANS LA NUIT

    Lena, installée confortablement dans sa chambre par la lumière de la lampe de chevet. Elle jette un œil au confort de la maison, réfléchissant … c'est ce que je vais laisser derrière. Elle remarque la photo de Hana sur le sol. Elle la ramasse. Une énorme vague d'émotions la frappe. Elle s'assoit sur son lit, bouleversée, quand elle remarque – –

    Son téléphone n'est plus au bout de son cordon.

    Mais qu'est-ce qui se passe ? Elle remarque qu'il y a de NOUVEAUX VERROUS aux fenêtres de sa chambre. Perplexe, elle se lève et ouvre la porte pour trouver RACHEL dans sa robe de chambre, sur le point de frapper.

    RACHEL

    Lena. Il faut qu'on parle.

    LENA

    De quoi ?

    RACHEL

    Tu sais de quoi. Je ne veux pas faire ça, mais tu es malade. Tu as besoin d'aide.

    Lena voit le téléphone sans fil dans la main de Rachel. Elle réalise :

    LENA

    Hana t'a appelée ?

    RACHEL

    Ce n'est pas important. Elle veut ce qu'il y a de mieux pour toi et nous aussi. Tu peux être heureuse, comme Liam et moi …

    LENA

    Tu n'es pas heureuse ! Tu n'es rien ! 

    RACHEL

    Tu préférerais être comme maman ?

    Lena entend la porte s'ouvrir. Elle entend des voix – – DES OFFICIERS DE POLICE – – en bas. Liam entre, lui saisit l'épaule.

    LIAM

    Ils sont là pour t'emmener au labo, Lena.

    LENA

    Ils ne peuvent pas. Je ne suis pas prête !

    DE LOURDES BOTTES martèlent les escaliers. Lena se détourne et retourne dans sa chambre en courant, claque la porte alors que Rachel lui crie dessus.

    RACHEL

    J'essaye de t'aider.

    DU CÔTÉ DE LENA – –  elle s'écarte de la porte, piégée et trahie. ALORS QUE LES FLICS L'ABATTE – –

     

    FIN DE L'ACT QUATRE

     


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  • ACT TROIS

     

    INT. SALLE DE CONFÉRENCE DU CAPITOLE – JOUR SUIVANT

     Une salle de réunion formelle. La sénatrice Hargrove est assise à la tête du sous-comité de la sécurité composé de six sénateurs. Elle commence, dans un ton autoritaire.

    HARGROVE

    Vous savez tous combien j'apprécie le droit à la liberté de parole. Mais il devient évident qu'un nombre de citoyens commencent à exploiter ce droit, dans un effort d'affaiblir notre gouvernement. L'effraction du laboratoire à Annapolis est la preuve d'une organisation qui grandit, qui avance par action potentiellement violente au-delà des bois.

    Elle ouvre un porte-documents contenant des cartes et des dossiers. (une des cartes illustre comment les barrières ont fait obstacle à l'extension urbaine, divisant les villes de la nature environnante.)

    HARGROVE (continue)

    Je crois qu'une mesure d'urgence est justifiée pour rectifier ce problème avant qu'il soit hors de contrôle. Cela implique une recherche et un programme de saisie pour identifier les membres de ce mouvement criminel et retrouver les fichiers volés. Autrefois, on avait parlé de renforcer les barrières avec de l'électricité – –

    SENATEUR WHITE (interrompt)

    Et vous n'avez jamais été d'accord. Elyse. Mais qu'est-ce qu'il vous prend ?

    SENATEUR REDD

    C'est un renversement. C'est le moins qu'on puisse dire.

    SENATEUR WHITE

    Ces idées sont ridicules. A la limite du fasciste.

    HARGROVE

    Pas fasciste, John. Simplement réaliste. En tant que présidente de ce comité, la sécurité est ma priorité. Je le prends personnellement. Ce mouvement est un vrai problème.

    SENATEUR REDD

    C'est pour l'APASD

    SENATEUR WHITE

    Vous abandonnez l'enjeu morale pour rassurer Tom Fineman. J'ai raison ?

    Hargrove ne le nie pas. Elle formule plutôt une menace légère.

    HARGROVE

    Votez pour moi ou contre moi. A vous de voir. Mais en tant que la prochaine Présidente du Gouvernement, je vous suggère de choisir sagement.

    Tandis que les sénateurs échangent des regards – –

     

    CHANGEMENT DE TEMPS :

     

    INT. BUREAUX DU SÉNAT RUSSELL – COULOIR – JOUR

    Hargrove retourne à son bureau avec son CONSEILLER à ses côtés.

    HARGROVE (continue)

    Qu'est-ce qu'il y a ensuite ?

    CONSEILLER

    J'ai interrogé des internes pour votre équipe préparatoire et j'ai trouvé quelque uns que j'aimerais que vous rencontriez.

     

    INT. BUREAU DE LA SÉNATRICE HARGROVE – ANTICHAMBRE – JOUR

    A l'accueil, plusieurs éventuels Internes attendent.

    CONSEILLER

    Sénatrice, voici Rebecca Linn.

    REVELE REN … elle se lève, l'air intelligente, professionnelle. Digne de confiance. Hargrove l'apprécie immédiatement.

    REN

    Ravie de vous rencontrer, Sénatrice.

    HARGROVE

    Rebecca, n'est-ce pas ? Venez dans mon bureau.

    Ren entre dans le sanctuaire de la Sénatrice, triomphante.

     

    INT. MAISON DES FINEMAN – COULOIR – MATIN

    Julian descend le couloir pour aller vers la salle à manger. Il voit la porte du bureau de son père entrebâillée. LA FEMME DE MÉNAGE, AUDREY, passe l'aspirateur. Elle a le dos tourné à la porte.

    PAR LA PORTE ENTREBÂILLÉE – – Julian la regarde passer l'aspirateur sur le petit tapis perse. On a un aperçu de la pièce : de grandes étagères, une large télé plasma. Julian continue.

     

    INT. MAISON DES FINEMAN – SALLE A MANGER – MATIN

    Fineman et Lydia sont à moitié en train de manger et de discuter dans leur salle à manger.

    LYDIA

    Que pouvons-nous faire de plus ? Je crois qu'on a donné l'exemple.

    FINEMAN

    Je sais qu'on l'a fait. A ce stade, tout ce qu'on peut faire est de le croire.

    LYDIA

    Ce matin, Audrey m'a dit qu'elle a trouvé une paire de jumelles quand elle nettoyait sa chambre …

    Julian entre dans la pièce. Il se taisent rapidement.

    Julian

    Bonjour.

    FINEMAN

    Bonjour. Je disais justement à ta mère que j'allais faire une apparition au Capitole samedi. Je voudrais que vous soyez là tous les deux.

    LYDIA

    Bien sûr qu'on y sera.

    JULIAN

    D'accord. On sera là.

    Mais comme Julian s'assoit, il est préoccupé, pensant à autre chose.

     

    AVANT CHANGEMENT DE SCENE : La cloche de l'école sonne.

     

    EXT. ÉCOLE SEVERN POUR FILLE – JOUR

    Une vague d'étudiants émergent de leursclasses. Lena s'attarde, sans aucune hâte. Hana marche à côté d'elle.

    HANA

    Il y a une autre fète ce soir. Même heure, même maison. 

    LENA

    Non, merci.

    HANA

    Pourquoi pas ?

    LENA

    Je n'ai pas envie d'y aller. C'est tout.

    HANA

    A cause de tes résultats ?

    LENA

    En partie.

    HANA

    Quelle est l'autre ? Qu'est-ce qui se passe ?

    LENA

    Rien. Laisse tomber, d'accord ? Je ne veux pas y aller.

    Hana est offensée par cette apathie. Elle s'arrête de marcher.

    HANA

    Qu'est-ce que tu vas faire alors ? T''asseoir quelque part et te sentir désolée toute la nuit ?

    LENA

    Qu'est-ce que tu veux dire, « te sentir désolée » ?

    HANA

    Admet-le. Tu réagis comme si tout allait bien mais à l'intérieur de toi tu crois que tes problèmes sont plus gros que ceux des autres.

    LENA

    Tu peux parler ! Ta vie est parfaite.

    HANA

    Simplement parce que mes parents sont en vie ne veut pas dire que ma vie est parfaite.

    Lena commence à être furieuse.

    LENA

    Mes parents n'ont rien à voir avec ça ! Va t'amuser à ta soirée. C'est tout ce qui t'intéresse de toute façon.

    Lena se détourne et s'éloigne. Hana ne lui court pas après.

     

    INT. MAISON DES HALOWAY – SALON – SOIRÉE

    Lena entre en courant, se dirige vers les escaliers, passant devant Rachel et Liam, penchés sur une vidéo de Youtude (« un hamster mignon mange du broccoli. ») Ils regardent Lena se ruer, sans un salut.

    LIAM

    C'est quoi son problème maintenant ?

    RACHEL

    Qui sait ?

    LIAM

    Combien de jours jusqu'à son anniversaire ?

    RACHEL

    Six.

    (puis)

    Et neuf heures. Et dix minutes.

    Rachel et Liam rigolent un peu, jusqu'à ce qu'une PORTE CLAQUE à l'étage, rappelant à Rachem ce n'était pas drôle.

     

    INT. MAISON DES HALOWAY – CHAMBRE DE LENA – CONTINUE

    RAPPROCHEMENT : le babillard de Lena. Une mer de souvenir et de photographies. Elle aime l'imagerie céleste, l'idée qu'il y a quelque chose d'autre là-haut. Parmi tout ça, on remarque une ancienne carte faite à la main qui indique « EST-CE QUE J'OSE PERTURBER L'UNIVERS ? »

    La main de Lena passe devant cette carte et détache une photo de Lena et Hana, portant des sombreros et faisant des grimaces, commes des lèvres de poisson. Elle la jette dernière son bureau et tombe sur son lit. Elle regarde par la fenêtre tandis que la LUMIERE DU JOUR disparaît ; un champ d'étoiles fluorescent apparaît au plafond.

     

    TRANSITION : EXT. MAISON DE RACHEL - NUIT 

    La nuit disparaît pour laisser place à l'obscurité. Un battement ; ON ENTEND UN GRONDEMENT FAIBLE ET DISTANT. Il est de plus en plus bruyant. C'est un HÉLICO DE POLICE, survolant la rue, un projecteur balayant la zone.

     

    INT. MAISON DES HALOWAY – CHAMBRE DE LENA – NUIT

    Lena se réveille en sursaut alors que le PROJECTEUR DE L'HELICO balaye la chambre. Rachel ouvre la porte de la chambre.

    RACHEL

    Réveille-toi. C'est la police !

    LENA

    Pourquoi ?

    RACHEL

    Je ne sais pas. Lève-toi !

     

    EXT. MAISON DES HALOWAY – NUIT

     

    DES FLICS SE DISPERSENT DANS LA RUE, se dirigeant vers les maisons individuelles. UN AVERTISSEMENT beugle de l'enceinte sur une VOITURE DE POLICE.

    OFFICIER PAR L'ENCEINTE

    Résidents : préparez-vous à une fouille. Déverrouillez toutes les portes. Sortez avec les papiers. Les dispositifs électroniques peuvent être saisis.

     

    A L'INTERIEUR – --  

    Rachel déverrouille la porte avec frénésie. Elle crie à Lena.

    RACHEL

    Il n'y a rien dans ta chambre dont j'ignore l'existence ?

    LENA

    Non !

    RACHEL

    Prends ta carte et sors.

    A L'EXTERIEUR

    Lena marche dehors, regardant autour d'elle. Les voisins attendent devant leurs maisons, se faisant « fichés » et fouillés avec des détecteurs à métaux. Un con de flic s'approche de Lena.

     OFFICIER 451

    Où est ta carte ?

    Lena la lui tend. Il commence à agiter un détecteur en métal sur elle. Il s'arrête quand son collier bippe.

    LENA

    C'est mon collier. 

    OFFICIER 451

    Peut-être, peut-être pas.

    Il commence une fouille au corps humiliante, commence par ses seins.

    A L'INTERIEUR – –

    DEUX OFFICIERS entrent dans la maison en ayant un but, tel des soldats américains recherchant sous couverture des terroristes à Kabul. Rachel s'écarte du couloir, se cognant pratiquement contre l'un d'eux. 

    OFFICIER 303

    Mains en l'air. Maintenant !

    Rachel lève les mains. Il la pousse contre le mur.

    OFFICIER 303

    Êtes-vous en possession de documents volés ?

    RACHEL

    Bien sûr que non. Nous n'avons rien fait de mal.

    A proximité, l'autre officier se saisit de l'ordinateur de Rachel.

     

    A L'EXTERIEUR – – 

    Le flic insistant fouille Lena. Sa radio braille.

    RADIO

    Des plaintes pour nuissance à Hunter's Ridge. 37 Brooks Street.

    OFFICIER 451

    (dans la radio)

    Bien reçu.

    Les yeux de Lena s'ouvrent en grand, sachant que c'est la maison où Hana fait la fête. Le flic décide qu'elle n'est pas une menace.

    OFFICIER 451

    RAS !

    Il continue. Dès qu'il est parti, Lena se détourne et court jusqu'à son vélo, adossé contre la maison. Elle bondit.

     

    RACCORD : INT. FETE – NUIT

    Au 37 Brooks, Hana danse, heureuse.

     

    EXT. RUE – NUIT

    Lena pédale furieusement jusqu'à ce qu'elle aperçoit les voitures de police devant. Elle abandonne son vélo et court, coupant entre deux maisons.

     

    INT. LIEU DE LA FETE – NUIT

    Hana danse toute seule, un gobelet en plastique à la main. Soudainement, elle voit Lena s'avancer vers elle à travers la foule.

    HANA

    Hé ! Qu'est-ce que tu fais ici ?

    LENA

    Les flics arrivent !

    HANA

    Quoi ?

    Lena crie encore mais la POLICE PREND D'ASSAUT LA PORTE D'ENTRÉE, avec des chiens tenus en laisses. TOUT LE MONDE COURT.

    A L'INTERIEUR – –

    Les flics entrent, poussent les jeunes au sol, les chiens mâchent ceux qui courent. Hana disparaît par la porte, en sécurité, mais il y avait trop de monde qui s'y entasse pour que Lena puisse y arriver. UN CHIEN PLONGE SES DENTS dans sa jambe, à travers son jean. Lena se détache et court vers la sortie la plus proche : LES ESCALIERS.

     

    INT. LIEU DE LA FÊTE – ÉTAGE – NUIT

    À l'étage, Lena cherche désespérément un endroit où se cacher dans le noir. Elle s'enferme dans une armoire dans une chambre vide. 

     DES FAISCEAUX D'UNE LAMPE POCHE PÉNÈTRENT L'OBSCURITÉ, fouillant la maison. Lena s'accroupit dans l'armoire, pétrifiée. Elle voit le faisceau sous la porte de l'armoire tandis qu'elle s'ouvre brutalement. DE LA LUMIÈRE LUI SAUTE AU VISAGE.

    ALEX

    Allons-y.

     

     

    FIN DE L'ACT TROIS


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  • ACT 2

     

    EXT. FORET – NUIT

     

    VINGT PERSONNES (d'âge et d'ethnie différents) sont rassemblées dans les bois comme une équipe de recherche.

     

    Un homme se tient debout devant les autres avec un air autoritaire manifeste : LAWRENCE TACK, 40 ans, Afro-américain, stratège, raisonnable. En tant que leader de la Résistance naissante, il préfère le terme « Organisateur Communautaire. »

     

    TACK

    Cela fait une bonne semaine pour nous tous. L'effraction du labo a été une réussite. Et je suis sûr que vous avez entendu parler de l'homme que le Gouvernement à appeler Détenu 1373. Le scientifique qu'on a envoyé en prison pour avoir trouvé un antidote au remède.

     

    Il tient une photo du prisonnier évadé qu'on a vu courir vers la barrière la dernière fois.

     

    TACK (continue)

    Il s'est échappé de la prison il y a trois jours. On sait qu'il a franchi la barrière par le port, donc ça veut dire qu'il est là dehors, quelque part. Il a besoin de notre aide. Il va sans dire que ses connaissances seraient inestimables.

    (fait passer des cartes)

    J'ai divisé la zone de recherche en secteurs. Recherchez n'importe quel indice quant à sa position et faîtes-moi un rapport.

     

    Tandis que les chercheurs se déploient, Tack intercepte Alex et Ren, qui marchent ensemble.

     

    TACK (continue)

    Ren.

     

    REN

    Qu'est-ce qui se passe ?

     

    TACK

    J'ai une piste sur une mission à Washington, si tu la veux. Mais c'est urgent.

     

    REN

    Quand faut-il y aller ?

     

    TACK

    Maintenant. Ça serait une occasion inespérée d'infiltrer le Gouvernement. Tu peux rester chez moi à Capitol Hill. Tu es partante ?

     

    REN

    ça me semble une bonne idée.

     

    TACK

    Je vais te donner l'itinéraire.

    (A Alex)

    Beau boulot au labo. Ces dossiers vont être une mine d'informations pour nous. Quelqu'un sait que tu es impliqué ?

    ALEX

    Je ne crois pas.

     

    TACK

    Reste un peu plus longtemps, pour qu'on puisse continuer comme ça.

     

    Tack s'éloigne. Ren regarde Alex.

     

    REN

    On dirait que je vais à Washington.

     

    ALEX

    Félicitation. Il me semble que tu vas t'amuser.

     

    REN

    Comment ça s'est passé avec la fille la nuit dernière ? C'est quoi son nom ?

     

    ALEX

    Lena. C'est intéressant. On verra. Je te tiendrai informé. Sois prudente dans la grande ville. Je suis sûr qu'on se verra bientôt.

     

    REN

    Oui. A bientôt.

     

    Il lui donne un coup dans le bras, ignorant que les sentiments de la jeune femme vont plus loin que l'amitié. Elle le regarde s'en aller.

     

    AVANT CHANGEMENT DE SCENE : une voix de femme, calme.

     

    NARRATEUR FILM (hors champ)

    Faites attention aux premiers signe du Deliria Nervosa.

     

    INT. SALLE DE CLASSE – JOUR

     

    Hana dort sur son bureau, de la salive formant une flaque sous sa lèvre alors que la BANDE DU FILM SUR LE COURS DE SANTE continue de psalmodier.

     

    NARRATEUR FILM

    Symptôme de la phase 1 : Insomnie, perte d'appétit, préoccupation.

     

    Montre Lena au bureau d'à côté, pleinement réveillée et préoccupée. Ses yeux passent rapidement sur un dépliant placardé sur un panneau d'affichage. SI VOUS OU QUELQU'UN QUE VOUS CONNAISSEZ PRESENTEZ LES SYMPTOMES DE LA DELIRIA, S'IL VOUS PLAIT APPELEZ LE 1-800 …

     

    Lena se détourne comme la cloche sonne. Hana se lève d'un bond, fatiguée, absente. Elle essuie sa lèvre.

     

    HANA

    C'est terminé ?

     

    LENA

    Oui. Je t'appellerai plus tard, d'accord ?

    HANA

    Tu ne veux pas que je te ramène ?

     

    LENA

    Non. J'ai envie de marcher.

     

    On sent que Lena a d'autres plans alors qu'elle s'en va.

     

    EXT. TAVERNE HEAD – JOUR

     

    Alex est assis tout seul à la Taverne, habillé pour son changement, en train de boire du café sur le patio. Il lève le regard et remarque – –

     

    LENA, en train de marcher nonchalamment vers la quai avec son sac à dos. Elle est si transparente, errant, espérant le voir. Il sait exactement ce qu'elle fait. Elle coule un regard vers lui.

     

    SUR LENA. Elle se frappe mentalement, soudainement embarrassée de sa transparence. Mais ça porte ses fruits. Alex approche.

     

    ALEX

    Salut Lena.

     

    LENA

    Salut. Alex, c'est ça ?

     

    ALEX (amusé)

    Oui. C'est ça.

     

    LENA

    Je me dirigeai vers la promenade. Je devrais être en train d'étudier pour mes examens de physique mais je pensais faire une pause.

     

    ALEX

    Je vais par là. Tu veux une escorte de police ?

     

    Elle sourit en son for intérieur, sachant qu'elle s'est fait pincée. Mais son plan marche, alors qui s'en soucie ?

     

    EXT. LITTORAL PORTUAIRE – JOUR

     

    Alex et Lena marchent sur la promenade, côte à cote.

     

    LENA

    Merci de m'avoir dévisagée durant mon évaluation.

     

    ALEX

    Je ne regardais pas. J'écoutais.

     

    LENA

    Ah. Eh bien, merci d'avoir écouté. Je suis presque passée à côté.

     

    ALEX

    J'ai entendu ce que tu as dit sur tes parents. Ça du être difficile pour toi. En passant, je ne le dirais à personne, jamais. Je sais garder des secrets.

     

    LENA

    Je n'aime pas en parler.

     

    ALEX

    Je comprends. Les gens peuvent aussi porter des jugements.

     

    Lena glisse un regard vers lui, attirée par sa sensibilité. Parfois, il est plus facile de mettre votre âme à nu devant un étranger.

     

    LENA

    Le truc, c'est que ma mère a subi le Protocole. Mais pour une certaine raison, cela n'a pas marché. Mais elle était … une très bonne mère

    (un battement)

    Bref. Elle ne pouvait pas vivre sans mon père. Je sais, c'est dur de comprendre.

     

    ALEX

    Pas vraiment.  Elle l'aimait.

     

    LENA

    J'espère simplement ne pas lui ressembler. J'ai attendu tout ma vie pour passer à autre chose. Je veux que ce soit une bonne chose, tu vois ?

     

    Elle tend la main, ose toucher la cicatrice derrière l'oreille d'Alex.

     

    LENA (continue)

    Est-ce que ça fait mal ?

     

    ALEX

    Non, pas vraiment. On est endormi pendant tout ce temps.

    (change de sujet)

    Viens. Descendons ici.

     

    Alex saute sur la plage rocheuse en-dessous de la promenade. Lena lui jette un regard sceptique.

     

    LENA

    Nous ne sommes pas trop proche de la barrière ?

     

    ALEX

    C'est permis quand tu es avec moi.

     

    LENA

    Tu as déjà été dans l'eau ?

     

    ALEX

    Pas à cette époque de l'année. Il fait trop froid. Et toi ?

     

    LENA

    Je ne suis pas autorisé à aller sur la plage. Comment pourrais-je aller dans l'eau ?

     

    ALEX

    Tu veux ? Vas-y.

     

    Elle le regarde, le défiant, et commence à courir vers l'eau. Il lui court après. Tous les deux enlèvent leur chaussures et courent dans les vagues – – et c'est plus froid qu'ils n'avaient jamais imaginé. Elle crie et il l'éclabousse. Elle lui rend la pareille. On se lève et s'écarte, le soleil scintillant sur l'eau froide. La barrière frontalière est visible de loin.

     

    EXT. POSTE DE CONTROLE DU DISTRICT DE COLUMBIA – JOUR

     

    Un ciel bleu dans Washington. Une route allant au poste de contrôle détermine l'entrée principale de la ville.

     

    Une berline de luxe noire s'arrête. Les fenêtre de devant et à l'arrière s'abaissent. Un CHAUFFEUR en uniforme passe une carte d'identité à un GARDE ARME.

     

    GARDE ARME

    Bonjour, Sénatrice Hargrove.

     

    Révèle, à l'arrière, la Sénatrice ELYSE HARGROVE : très intelligent, diplomate, entièrement stratégique. Une Ariana  Huffington latine.

     

    HARGROVE

    Bonjour.

     

    Il lui redonne sa carte et crie à la porte :

     

    GARDE ARME

    Rien à signaler !

     

    A l'extérieur de la voiture de la Sénatrice, accédant au Capitole

     

    INT. SENAT RUSSEL – JOUR

     

    Le complexe du Sénat américain n'a pas tellement changé depuis 1793. Thomas Fineman attend à la réception à l'extérieur du bureau de Hargrove alors que Hargrove entre avec des talons aussi longs que ses inspirations. Elle a un CONSEILLER pour le SENAT à ses côtés.

     

    HARGROVE

    Monsieur Fineman. J'espère que vous n'avez pas attendu trop longtemps.

     

    FINEMAN

    Pour vous, Sénatrice, j'attendrai.

     

    Ils se serrent la main, de façon courtoise et professionnelle, mais on sent une histoire personnelle ici. Le CONSEILLER ouvre la porte pour – –

     

    INT. BUREAU DE HARGROVE – JOUR

    Le bureau reflète onze ans de succès au Sénat, cinq ans en tant que Présidente du sous-comité de sécurité. Fineman s'assoit sur le sofa et s'étire comme s'il possède ce lieu.

     

    FINEMAN

    J'entends de bonnes choses, Elyse. Vous êtes une des favoris pour les nominations.

     

    HARGROVE

    J'ai de grands espoirs, mais il est trop tôt pour le dire. Comment va Julian ? Quel âge a-t-il maintenant ?

     

    FINEMAN

    Il vient d'avoir 19 ans. Sa Procédure est encore en attente. Ce n'est pas une situation idéale.

     

    HARGROVE

    ça doit être dur de le garder dans sa bulle.

     

    FINEMAN

    La clé est d'éviter toute matière amenant à la discussion. De ne pas titiller sa curiosité.

     

    HARGROVE

    Je crois au remède. Mais je crois aussi en un échange ouvert des idées.

    Les règles sont allées trop loin. Les gens ont besoin d'espace pour respirer.

     

    FINEMAN

    Je garde ma propre bibliothèque, qui convient aux adultes, si vous voulez regarder. Tu veux être en avance sur le diable, il vaut mieux apprendre à le connaître.

     

    Un sourire diabolique. Hargrove se penche en avant.

     

    HARGROVE

    Je connais le diable, Tom. La question est, pourquoi êtes-vous venu me voir aujourd'hui ?

     

    FINEMAN

    Il est temps de se projeter dans le futur, Sénatrice. Je suis venu pour vous offrir mon soutien. Un appui de l'APASD signifie une marge de six points.

     

    HARGROVE

    C'est très gentil de votre part.

     

    FINEMAN

    Mais ! Si vous voulez qu'on unisse nos efforts, vous devrez arrêter de faire preuve de laxisme sur ce « Mouvement de Résistance. »

     

    HARGROVE

    C'est une opinion mineur et sans danger, Tom.

     

    FINEMAN

    Plus maintenant. Ce n'est pas un groupe marginal qui traîne dans les bois. Ils sont tous autour de nous. Vous avez entendu parler du Détenu 1373.

     

    HARGROVE

    Oui. Je suis sûre qu'il n'ira pas loin.

     

    FINEMAN

    Et le labo à Annapolis ?

     

    HARGROVE

    Y a-t-il eu une quelconque protestation ?

     

    FINEMAN

    Ce n'était pas une protestation. C'était un putain de Watergate. Des dossiers confidentiels ont été volés. Une information qu'on pourrait utiliser contre nous.  Ces gens sont organisés.

     

    HARGROVE

    Je suis d'accord, ils sont gênants…

     

    FINEMAN

    Ils sont plus que gênants. Ceux sont des terroristes. Nous avons une insurrection nationale sur les mains !

     

    Hargrove essaye d'être patiente à travers cette parabole.

     

    HARGROVE

    Qu'est-ce vous êtes en train de me demander exactement ?

     

    FINEMAN

    Faîtes monter la pression et enfermez-les. Éradiquez-les un par un. Une recherche globale, du porte à porte, utilisez les mandats. Fermez les frontières – –

     

    HARGROVE

    Vous parlez d'une violation institutionnalisée des libertés civiles. Nous avons déjà des barrières autour de chaque villes.

     

    FINEMAN

    Ils les escaladent ! Il nous fait la Grande Muraille. Il nous faut une armée !

     

    HARGROVE

    C'est ridicule. C'est trop demandé.

     

    Fineman expire. Il prend un moment, comme s'il renonce.

     

    FINEMAN

    Je suppose que acceptons nos divergences. Mais ces six points auraient donner une bonne longueur d'avance. Une solution de marge d'erreur.

     

    Sur Hargrove … A quel point le veut-elle ?

     

    EXT. MAISON DE HANA – PISCINE – JOUR

     

    La maison de Hana est plus qu'une maison, c'est une belle demeure en pierre et enviable. Hana se relaxe dans son maillot de bain à côté de la piscine, écoutant son iPod. Ses yeux sont fermés, les pieds marquent le rythme de la musique alors qu'elle essaye de profiter des premiers rayons de soleil du printemps.

     

    QUELQU'UN REGARDE, par la haie, directement en face de chaise longue. Une vue parfaite. Révèle – –

     

    C'EST JULIAN. Il regarde depuis son propre jardin, à côté, nerveux, subreptice. Il ne peut détacher son regard d'elle... Jusqu'à ce qu'elle ouvre les siens. Elle le remarque immédiatement. Julian se détourne pour s'éloigner. Hana se lève d'un bond.

     

    HANA

    Hé !

     

    Julian s'arrête, se retourne. Il s'est fait pincé. Elle se tient debout à quelques dizaines centimètres dans son maillot de bain, l'iPod pendu à son cou. On peut encore le faible bruit de sa musique.

     

    JULIAN

    Quoi ?

     

    HANA

    Étais-tu en train de me regarder ?

     

    JULIAN

    Non.

     

    HANA

    Ne mens pas. Tu l'étais. En fait, je te vois tout le temps à ta fenêtre avec tes jumelles.

     

    Julian est embarrassé. A l'impression d'être un monstre. Il ne dit rien.

     

    HANA (continue)

    Je m'en fous. C'est parfaitement normal.

     

    JULIAN

    Tu imagines des choses.

    (indique son iPod)

    Tes parents te laissent l'avoir ?

     

    HANA

    Ils me l'ont acheté. Ils ne savent pas ce que j'écoute. Les parents normaux ne viennent pas respirer derrière ton cou comme les tiens le font. Tu es conscient que tu es protégé, n'est-ce pas ? Comme personne d'autre su la planète.

     

    JULIAN

    Tu sais ce que mon père fait dans la vie.

     

    HANA

    Ouais. C'est la raison pour laquelle tu es si bizarre. Si j'étais toi, je sortirais ma tête de cette coque et prendrais une bouffée du monde réel pendant que je le peux encore.

     

    Elle est presque en train de flirter. Elle le cherche.

     

    HANA (continue)

    Ce que je veux dire … as-tu déjà brisé une règle avant ? Au moins une fois ?

    (arrêt sur son silence)

    Tu pourrais l'envisager.

     

    JULIAN

    Merci pour le conseil.

     

    Il se concentre sur ses lèvres roses. Ça ressemble à un gros ver de terre brillant.

     

    HANA

    De rien.

     

    Elle se retourne et s'éloigne. Il regarde ses fesses de mouvoir dans son maillot de bain. Il ferme les yeux, comme s'il pouvait exploser.

     

    EXT. MAISON HALOWAY – SOIREE

     

    Lena flotte pratiquement vers la maison, elle est de bonne humeur depuis son moment avec Alex. Elle enlève ses chaussures mouillés, heureuse … jusqu'à ce qu'elle remarque quelque chose qui dépasse de la boîte aux lettres en fer près de la porte d'entrée. Une ENVELOPPE BLANCHE marquée par RESULTATS DE L'EVALUATION. Lena la prends, l'ouvre.

     

    Tandis qu'elle lit le contenu, elle fronce les sourcils.

     

    RACCORD : INT. CHAMBRE DE HANA/INT. CHAMBRE DE LENA – NUIT

     

    Hana entre dans sa chambre quand son téléphone sonne.

     

    HANA

    Allô.

     

    LENA

    C'est moi.

     

    C'est Lena à l'autre bout du fil, maintenant dans sa chambre, elle aussi. Les deux chambres sont en bordel, typique des adolescents ; celle de Lena a des nuances de gris et de vert, pleines de livres, de notes et de vêtements. Elle ne jette rien. Celle de Hana est rose et violette, de façon voyante –  - comme si elle avait été décorée par une femme au foyer de Beverly Hills. Un petit chien portant un blouson rouge smocks sommeille sur son lit.

     

    LENA (continue)

    J'ai eu mes résultats.

     

    Hana s'assoit rapidement.

     

    HANA 

    Ah oui ? Qu'est-ce qu'ils disent ?

     

    LENA

    Ce n'est pas bon.

    (lit ses résultats)

    Mon mari est Brian Sharf.

     

    HANA

    Sharf ?

     

    LENA

    Sharf. Comme le son que fait un chien quand il vomit.

     

    HANA

    Il est mignon au moins ?

     

    Lena regarde la photo jointe. Brian Sharf est un homme blanc, ennuyeux, dans un polo ennuyeux, souriant à la manière d'un lézard.

     

    LENA

    Oh que non ! Il est le capitaine d'une équipe de débats. On nous a assignés pour avoir quatre enfants.

     

    HANA

    Je suis tellement désolée, Lena

     

    LENA

    Je ne peux pas y croire. C'est comme si on me punissait pour être moi – –

     

    SOUDAINEMENT – – Un bruit sourd à la fenêtre de Lena. Comme une grosse chaussure qui la frappait. Elle regarde dehors. Alex est là. Elle n'y croit pas.

     

    LENA

    Merde. Je te rappelle.

     

    HANA

    Quoi ? C'était quoi ce bruit...

     

    LENA

    Je te rappelle !

     

    Lena raccroche, laissant Hana se poser des questions.

     

    EXT. MAISON HALOWAY – NUIT

     

    Lena fait le mur, dans le noir, trouve Alex caché derrière un arbre.

     

    LENA

    Qu'est-ce que tu fais ici ?

     

    ALEX

    Je voulais te voir. Après aujourd'hui, je pensais que tu voudrais me voir aussi.

     

    LENA

    Pas maintenant, d'accord ? Ma sœur est réveillée.

     

    ALEX

    D'accord, quand ?

     

    Après avoir reçu ses résultats, Lena n'est pas d'humeur à jouer.

     

    LENA

    Je ne sais pas. Je ne comprends pas Alex. Qu'est-ce que tu me veux ? Tu as dû être associé à quelqu'un – –

     

    ALEX

    Non.

     

    LENA

    Ce n'est pas possible. Tout le monde l'est.

     

    ALEX

    Pas moi. La vérité c'est que je t'aime bien.

     

    Lena est presque offensée par cette déclaration.

     

    LENA

    Tu ne me connais même pas !

     

    ALEX

    Mais je le veux.

     

    LENA

    Pourquoi ?

     

    ALEX

    Parce que. Tu ne prétends pas être quelqu'un que tu n'es pas. Tu es juste toi. Et dis-moi si j'ai faux, mais je suis presque sûr que tu m'apprécies toi aussi.

     

    Lena l'aime bien. Ils se tiennent debout, proche l'un de l'autre.

     

    LENA

    Non, je tu ne plais pas, d'accord ? Je ne peux pas. Et tu le sais.

     

    ALEX

    Lena – –

     

    LENA

    Pars, d'accord ?

     

    Elle lui tourne le dos. Alex agrippe sa main.

     

    LENA (continue)

    Laisse-moi tranquille !

     

    Elle se détache de lui, se dirige vers la maison. Alex veut l'arrêter, ne sait pas quoi dire. Il lance un dernier argument.

     

    ALEX

    La vie sans amour, ce n'est pas vivre.

     

    Lena continue de marcher, vers sa maison. Elle claque la porte, le laissant seul dans le noir. Il s'éloigne.

     

    FIN DE L'ACT DEUX

     


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  • Le glamour chatoya autour d'Ash, et sa silhouette commença à changer. Des épines acérées poussèrent de ses épaules, se dressant comme elles s'élevaient dans l'air. Un casque hérissé de pointes recouvrit son visage,  la visière baissée, pour que seuls ses yeux puissent être vus à l'intérieur du casque. En quelques secondes, il était l'exemple parfait d'un Gardépine, sombre et menaçant.

    - Alors, dit Puck, se penchant vers moi. Qu'est-ce que tu en penses princesse ? Je crois que le Chevalier Noir a rencontré Sonic le Hérisson.

    - Est-ce que tu as un meilleur plan ? Défia Ash.

    - Je suis sûr que je finirai par à en trouver un, soupira Puck en faisant un rapide geste qui provoqua le tourbillonnement des ombres autour de lui.

    En quelques secondes, un deuxième Gardépine se tenait à coté d'Ash.

    - Voilà, annonça Puck en prenant une pose qui avait l'air ridicule avec l'armure menaçante du Gardépine. Ce n'est pas vraiment une équipe à câliner, n'est-ce pas ?

    - Ne bouge pas, Meghan.

    Ash fit un geste de sa main vers moi, et des vagues d'ombres tournoyèrent autour de moi en prenant forme. Ma robe bleue en lambeaux disparut dans les ténèbres qui la recouvrirent tel une encre vivante. Des aiguilles dépassaient de mes avants-bras et d'épais gantelets couvraient mes mains, avec des griffes acérées aux extrémités. Le glamour noir montait sur mon cou, se consolidant dans le casque qui occultait ma vision. Pendant un instant, j'avais l'impression d'être aveugle et de suffoquer, mais ensuite l'obscurité de dissipa, et je pouvais voir les deux autres me regardaient. Je baissai les yeux, étonnée. Cela semblait si réel, je ne me reconnaissais pas. Je pouvais encore sentir ma robe, le satin léger frôlant la peau, la contraction pinçante de mes chaussures, mais j'avais l'impression que les épines sur mes avants-bras étaient solides et extrêmement coupantes.

    - Ne l'examine pas de trop près, dit Grimalkin, apparaissant une fois de plus. C'est seulement une illusion. Touche quelque chose qui est fait de fer ou d'acier et ça s'effilera comme une toile d'araignée.

    Ça me rappelait quelque chose.

    - Et le cheval de fer ? Demandai-je en regardant Ash et Puck. Pouvez-vous le déguiser aussi ?

    Le cheval de fer les regarda avec une expression dédaigneuse et s'ébroua.

    - LEUR MAGIE NE MARCHERA PAS SUR MOI, PRINCESSE, dit-il, semblant un peu fier. COMME L'A INDIQUÉ LE CHAT, CELA S'EFFILERA SI CELA TOUCHE QUELQUE CHOSE FAIT DE FER. SI VOUS ENVISAGIEZ DE ME LAISSER DERRIERE, JE DOIS VOUS PREVENIR QUE JE COOPERERAI PAS.

    - Je ne m'attendais pas à ce que tu le fasses. (Ash dégaina son épée, la lame au tranchant dentelé brilla d'un noir froid et luisant à cause du glamour. Le cheval de fer se figea alors qu'Ash pointait son épée sur la poitrine.) Tu viens avec nous, dit doucement le Prince. Mais pas comme tu le penses. On t'a vu en train de fouiner autour du périmètre, et maintenant on va te livrer à Virus. (Il fit un geste rapide avec l'arme, vers l'usine.) Alors, marche.

    Cela me prit un moment pour réaliser ce qu'Ash était en train de faire. Pendant une fraction de seconde, j'étais figée sous la terreur, pensant qu'Ash nous avait encore une fois trahis. C'est seulement quand je vis Puck dégainer lui aussi son épée que je compris que cela faisait partie de son plan. Le cheval de fer avait apparemment compris un peu plus vite que moi, mais n'était pas du tout ravi. Après avoir jeté un coup d'oeil à Ash pendant un long moment tendu, il se releva, le menton haut, et commença à marcher en direction de l'usine.

    Puck et moi suivîmes, gardant le cheval de fer entre nous alors que nous approchâmes du bâtiment. Mon cœur battait la chamade. Il y avait de nombreux risques. Si les Gardépines nous attrapaient, ils nous tueraient.

    Deux Gardépines étaient postés devant les portes d'entrées. Quand ils nous virent, ils se redressèrent immédiatement et dégainèrent leurs épées. Mon cœur bondit. C'était une épée en acier, d'un gris brillant et dégageant une aura froide et sans couleurs.

    - Mais qu'est-ce que c'est ? Demanda l'un d'entre eux, visant la poitrine du cheval de fer de la pointe de sa lame, et Puck se pencha en arrière pour s'éloigner de la lame en métal. Heureusement, l'attention des gardes étaient tellement concentrée sur le fée en fer, ils nous jetèrent à peine un coup d'oeil.

    - Nous l'avons surpris entrain de rôder autour du bâtiment, répondit Ash, la voix dure et rauque. (Il semblait si différent. J'étais prête à lui jeter un regard pour voir si c'était toujours lui.) On a trouvé ça un peu étrange, donc on l'amène à Virus.

    Le garde lança un regarde furieux à notre « captif. »

    - Qui es-tu ? Grogna-t-il.

    - JE SUIS LE CHEVAL DE FER, gronda-t-il sans rien tenter. JE FUS AUTREFOIS UN LIEUTENANT DU SEIGNEUR MACHINA, MAÎTRE DU ROYAUME DU FER.

    - Machina est mort, dit le garde. Maîtresse Virus est la responsable à présent, ou elle le sera dès que nous aurons tuer tous ceux de votre espèce, les traîtres qui continuent de soutenir le faux roi. On devrait peut-être te tuer maintenant et t'épargner ce problème.

    - VOUS LE FAITES A VOS PROPRES RISQUES, continua le cheval de fer, alors que j'étais figée derrière lui, le cœur battant à tout rompre. J'AI UN MESSAGE POUR VIRUS. ASH L'A TROMPÉE

    Cela les surprit.

    - Le Prince Ash ? Demanda l'un d'eux, rapprochant la lame du visage du cheval de fer. Il était supposé tuer la fille d'Oberon. Que lui est-il arrivé ?

    - JE VOUS L'AI DIT. (Le cheval de fer ne bougea pas, même avec la lame qui s'agiter à un pouce de son œil.) IL A ECHOUÉ. LA PRINCESSE DE L'ÉTÉ ÉTAIT TROP FORTE POUR LUI.

    - Il est mort ?

    - ELLE LUI A ARRACHÉ LE BUG DE SON CRÂNE.

    Les Gardépines pâlirent.

    - Où est-elle maintenant ? L'un demanda.

    - TOUTE PROCHE, sourit le chevalier de fer, montrant de parfaites dents blanches. VIRUS FERAIT BIEN D'ÉCOUTER CE QUE JE DOIS LUI DIRE.

    - Dis-nous.

    - MON MESSAGE EST POUR VIRUS.

    Il se rapprochèrent, posant leurs épées contre son cou. Je me mordis la lèvre pour m'empêcher de haleter. Ash et Push se raidirent, mais restèrent calmes.

    - On pourrait te tuer maintenant, traître, sourit un Gardépine laissant son épée glisser sur la peau du cheval de fer. De découper morceaux par morceaux. Je me demande de quelle couleur est ton sang ou si tu vas saigner ?

    - Ça suffit. (Ash s'avança, le regard noir, et les Gardépines se tournèrent vers lui.) Virus décidera de quoi faire avec lui, pas vous. C'est notre prisonnier, alors reculez.

    Ils ricanèrent, mais reculèrent, rengainant leurs armes.

    - Très bien alors. Gâchez notre plaisir.

    Je laissai échapper un furtif soupir de soulagement alors qu'ils nous firent signe de continuer notre chemin.

    - Virus sera dans l'antichambre. Elle se prépare pour faire un discours, donc vous devriez vous dépêchez. Vous n'arriverez jamais à placer un seul mot si elle commence son monologue.

    Ash fit un rapide signe de la tête et fis de la tête. Nous passâmes devant les gardes, franchîmes les portes, et continuâmes dans le repaire de Virus.


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